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Parasites et maladie des gencives

Vous saignez des gencives et avez mauvaise haleine. Êtes-vous atteint de parodontite ? Fort probablement, puisque plus de la moitié de la population adulte souffre de maladie parodontale…

La teneur microbienne exacte de cette infection est de plus en plus documentée.  Et…les détartrages et les surfaçages ne sont pas suffisant pour régler le problème. Notre récente étude rétrospective effectuée par un groupe de cinq cabinets français- sur plus de 632 patients – récemment publiée et présentée à la rencontre de parasitologie « Amebiasis XVII 2013 » au Mexique en mars 2013, confirme la présence incontestable de parasites buccaux à caractère pathogène dans les maladies de la gencive. Suite à un traitement antiparasitaire dédié, il est facile de retrouver la santé parodontale et une quasi cicatrisation des poches.

En cause, il s’agit des parasites Entamoeba gingivalis et Trichomonas tenax, deux protozoaires unicellulaires qui se vautrent sous la gencive et profitent de l’inflammation induite par la gingivite en place pour se reproduire et se nourrir non pas de bactéries, mais
des globules blancs et des globules rouges qu’ils phagocytent abondamment. Cette activité vampirique amène un relargage d’enzymes protéolytiques normalement voués à d’autres fins, sur un ligament parodontal et un os alvéolaire dépouillé et sans défense.

Maintenant que nous comprenons qu’il y a une association entre ces maladies de la gencive et les maladies cardio-vasculaires, certaines infections pulmonaires, les AVC, le diabète, les naissances de bébés prématurés de petits poids… il devient crucial d’informer en premier lieu le gens et de le guérir adéquatement de cette maladie trop fréquente.

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La flore buccale en situation de gingivite?

Lorsque la gingivite s’installe, soit par manque d’hygiène ou à cause de facteurs locaux pré-disposants au niveau des dents, des bactéries plutôt mobiles du type spirochètes, et vibrions mobiles, bactéries dites non favorables, profitent du milieu buccal et se développent en grand nombre. La réponse de l’organisme est quasi immédiate et le système immunitaire envoie rapidement les cellules de défense appropriées sous la forme principalement des polymorphonucléaires neutrophiles.

Cette maladie gingivale de surface est alors dite réversible à condition, bien sûr, d’abaisser le nombre de bactéries pathogènes et de retrouver des conditions dentaires favorables avec la présence normale des bactéries cocoïdes et bâtonnets non mobiles dits commensaux. Cependant, si l’infection gingivale persiste, une flore encore plus agressive constituée de protozoaires peut se superposer en tant que seconde infection.

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